samedi 13 avril 2013

L indignité des sénateurs par Gabrielle Cluzel


Cette fois, c’est fait. Le Sénat a adopté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Et il faut voir comment. Oui, il faut que ceux qui ne l’ont pas vu en direct aillent contempler, sur le Net, le spectacle de ces deux minutes ubuesques, ces deux minutes invraisemblables entre précipitation et désinvolture, au cours desquelles s’est joué, vendredi matin, le sort de la loi dite « du mariage pour tous ».
L’hémicycle est quasi vide. Il est vrai, hein, que le sujet n’intéresse globalement pas grand-monde. Trois manifestations successives, un million et demi de personnes dans la rue, 700.000 pétitionnaires, des enfants, des adolescents, des vieillards gazés par des forces de l’ordre dépassées pèsent pour peanuts à côté de la perspective d’un beau week-end printanier. On attendait le soleil depuis tellement longtemps et il faut partir vite si l’on veut éviter les embouteillages…
Quant à ceux qui ont fait l’effort surhumain de venir, ils sont visiblement pressés comme des lavements : allez hop, fissa, on ne perd pas de temps ; et comme la question est, c’est sûr, assez secondaire, on va éviter de se casser la tête : votons donc à main levée, à la bonne franquette, comme à Nanterre dans le grand amphi pour reconduire une énième grève étudiante. L’avantage est que cela ne laisse pas de traces. Même une élection des délégués en CM2 revêt plus de solennité.
Pas plus de vingt secondes, j’ai chronométré : « Ceux qui sont favorables lèvent la main ? Merci. Ceux qui sont contre ? Merci. Abstention ? Merci. Mes chers amis, le Sénat a adopté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. » Applaudissements. Baissez le rideau.
Moi, je vous le dis, Jean-Pierre Bel, le président socialiste du Sénat qui menait l’affaire, a des superpouvoirs. Il est né, c’est sûr, des amours adultères de Super Jaimie et de Forrest Gump : comment, sinon, pourrait-il dans un laps de temps aussi court faire un décompte exact des mains en l’air qui se cachent les unes les autres dans les rangs ? À moins qu’il ait eu naguère le même instit’ que le préfet de police de Paris : invente toi-même le résultat de ton addition.
Dans la tête de Christine Taubira, d’ailleurs, les choses n’ont pas l’air très claires : dans un premier communiqué de presse, elle salue le vote qui a permis au Sénat d’adopter en première lecture, « à une très large majorité ». Quinze minutes, plus tard, arrive un autre communiqué, un communiqué rectificatif identique au précédent à un détail près : la « très large majorité » a disparu. Le flou artistique, c’est quand même plus prudent. Pas moyen, en somme, de savoir qui a voté quoi entre socialistes impatients d’en finir et UMP défaillants. Et cela arrange tout le monde.
Pas grand-chose sous le soleil, dites-vous. Un vote prévisible à l’image de toute la vie politique française : bâclé, foutoir, confus, inique. Une majorité (théorique) méprisante et une opposition parlementaire qui, trop souvent, ne brille pas par le courage…
Mais combien de coups les opposants de la rue seront-ils encore capables d’encaisser sans (trop) broncher ? Car à peine ce vote-mascarade expédié, un nouveau camouflet se profile : le texte repassera devant l’Assemblée dès mercredi, et non plus fin mai comme prévu. Le gouvernement veut en finir et fonce dans le tas. Et en pensant éteindre le feu, va souffler sur les braises. Plus que jamais.
Un analyste politique affirmait doctement il y a quelques jours que le gouvernement n’avait pas d’autre choix que de composer avec les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, d’écouter a minimaleurs revendications. Pour des raisons psychologiques simples. L’intransigeance absolue pousse au désespoir, et le désespoir à la radicalisation. La pire des stratégies politiques, la plus explosive, expliquait-il.
Mais si l’intransigeance d’un gouvernement face à quelques milliers de Français est explosive, que dire de celle, insultante, humiliante, que l’on oppose à plus d’un million et demi d’entre eux ?

jeudi 4 avril 2013

Le Mariage dépasse tous les clivages politiques !!!!


Samedi 6 avril, Hervé Mariton en Guadeloupe pour une conférence sur la famille

Hervé Mariton sera à Baie-Mahault, en Guadeloupe samedi 6 avril à 18h30 pour une réunion publique sur les conséquences du Mariage pour tous pour la famille.
Après les fortes mobilisations des 13 janvier et 24 mars en opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, et pendant l’examen du texte du projet au Sénat – à partir du 4 avril, les réunions d’information continuent. Lafédération UMP de Guadeloupe organise une réunion publique samedi 6 avril sur  « Le mariage pour tous : quelles conséquences pour la famille? » en présence d’Hervé Mariton, orateur du groupe UMP sur le Projet de Loi Taubira.
Pour confirmer votre participation : 0690 352 756 ou bernierlaurent@gmail.com
Samedi 6 avril à 18h30
Centre culturel de la Retraite – Convenance
97122 BAIE-MAHAULT


politique

Hervé Mariton, député UMP anti-mariage gay, aux Antilles ce week-end

  • La 1ère avec AFP
  • Publié le 04/04/2013 | 16:32, mis à jour le 04/04/2013 | 16:50
Alors que le débat sur le mariage pour tous vient de débuter au sénat, Hervé Mariton, l'un des députés UMP qui était en première ligne contre le projet de loi à l'Assemblée nationale, annonce qu'il sera ce week-end en Guadeloupe et en Martinique pour mobiliser contre le mariage pour tous. 
© JOEL SAGET / AFP
© JOEL SAGET / AFP
"C'est un débat majeur pour l'ensemble de la France, il est donc normal de l'aborder aussi outre-mer, d'autant qu'il y a clairement une réaction vigoureuse contre ce projet" dans ces territoires, affirme Hervé Mariton. Lui qui a déjà participé à "une trentaine de réunions" à travers l'Hexagone, animera deux réunions, l'une samedi à Baie-Mahault en Guadeloupe,  l'autre dimanche à Fort-de-France en Martinique.



 "Les citoyens et les élus sont très remontés contre ce projet", ajoute le député de la Drôme, qui "se réjouit" que des parlementaires ultramarins de gauche "se soient prononcés contre ce texte". "Je ne veux pas les kidnapper. Je n'ai d'aucune manière à récupérer les positions de députés et sénateurs de gauche contre ce texte, mais je constate que sur ce sujet, il y a une convergence". Il reconnaît que ce soutien de fait "est précieux dans la période actuelle".
 

Des sénateurs partagés

A l'Assemblée, 6 députés ultramarins de gauche ont voté contre le projet de loi (3 Martiniquais, 2 Guadeloupéens, 1 Réunionnais). Au Sénat, 4 sénateurs 
ultramarins de gauche se sont exprimés contre (les 3 sénateur de Guadeloupe et celui de Polynésie), mais ils pourraient s'abstenir ou ne pas être présents lors du vote. Un 5e, Martiniquais, Maurice Antiste, a annoncé qu'il s'abstiendrait.


source : http://www.la1ere.fr/2013/04/04/herve-mariton-depute-ump-anti-mariage-gay-aux-antilles-ce-week-end-24577.html

La Manif Pour Tous 971, on ne lâche rien !!!!!!!


L'avenir, c'est quoi ?


mercredi 27 mars 2013






LA MANIF POUR TOUS 971



FRANCE-ANTILLES
DIRECTION DE PUBLICATION


OBJET : Demande de rectification par insertion.


Madame, Monsieur,

Dans votre quotidien en date du lundi 25 mars 2013, à la page 4, dans la rubrique « Faits divers », un de vos journalistes a publié, sans le signé, un article consacré au rassemblement du samedi 23 mars 2013 organisé à Pointe-À-Pitre, par le Comité départemental de « la manifpourtous971 », pour la défense de la famille traditionnelle guadeloupéenne contre le projet de loi « Taubira », portant extension du mariage aux couples homosexuels et lesbiens.

À notre grand étonnement, cet article contient des inexactitudes qui, sans rectification de votre part, risquent de maintenir vos lecteurs dans un état de désinformation incompatible avec les exigences d’une démocratie pluraliste.

Pour rétablir auprès de vos lecteurs une information de qualité, nous tenons à vous apporter les précisions suivantes :

► Dans l’article susvisé, votre journaliste écrit : « […] Ce rassemblement, qui n’a débouché sur aucun défilé, s’est limité à une série de prises de paroles de pasteurs évangélistes, abbés et citoyens engagés. ».

Cette phrase mérite deux rectifications :

1°) à aucun moment – et cette précision a été expressément donnée à votre journaliste, les organisateurs de cet évènement n’ont envisagé d’organiser un quelconque défilé, il a toujours été prévu et annoncé l’organisation d’un rassemblement qui donnerait lieu à des prises de parole en public. Et c’est ce qui fut réellement fait. En conséquence, la formule utilisée par votre journaliste laisse à penser le contraire et introduit, dans l’esprit de vos lecteurs, une appréciation erronée et des intentions réelles des organisateurs de la manifestation et de l’appréciation exacte des faits.

2°) l’affirmation de votre journaliste selon laquelle il y aurait eu « […] une série de « prises de parole de pasteurs évangélistes, abbés et citoyens engagés. », est tout simplement fausse. En effet, il n’y a eu aucune prise de parole émanant d’ « abbés » ou de « pasteurs évangélistes ». Ne se sont exprimés en réalité que des citoyens engagés. Ceci prouve que votre journaliste n’a pas suivi la totalité des interventions du rassemblement. Et s’est donc contenté que de rapporter le souhait exprimé par les organisateurs.

► Dans l’article susmentionné, votre journaliste écrit également que « […] Sur la centaine de personnes présentes, […] », laissant ainsi à penser que ce rassemblement n’aurait réuni qu’environ cent personnes. Ce qui là encore serait de nature à induire en erreur vos lecteurs. Certes, au début du rassemblement – c’est-à-dire au moment de la présence effective de votre journaliste, le rassemblement comptait une centaine de personnes. Mais l’estimation faite au cours de ces deux heures de prises de parole en public, est d’environ 350 personnes. Là encore, votre journaliste aurait mieux fait d’assister à la totalité de cette réunion.

Eu égard de ce qui précède, dans le souci d’une information de qualité due à vos lecteurs, nous vous demandons solennellement de bien vouloir insérer, dans votre journal, à la même rubrique, les rectifications qui s’imposent.

Nous vous savons par avance gré de la diligence dont vous ferez certainement montre dans la résolution de cette regrettable affaire.

Dans l’attente nous vous prions de croire, madame, monsieur, en l’assurance de nos sentiments dévoués.



POUR LE COMITE  : Sully TACITE, Porte Parole.